miércoles, 29 de julio de 2020

Tempus fugit


A veces pienso que mi generación es eso que se llama "fin de raza", en el buen significado de la palabra "raza", características que definen a algunas cosas, profesiones o generaciones. Supongo que para bien, todo ha cambiado irreversiblemente desde aquella lejana primera vez en la que cargué mi primer tiralíneas con tinta china, o aquel día en el que fui con mi abuelo a comprar mi primer tablero profesional de dibujo, o en el momento en que un regalo de mi padre, un estuche de estilógrafos calibrados Staedtler 700 Mars Matic, cambiaría mi vida para siempre. Útiles de dibujo que terminarían marcando mi decisión de formación profesional. Plantillas de curvas, escuadras y cartabones, "picos de pato", transportadores de ángulos, tecnígrafos, paralex, reglas de T, plantillas de rotular, mi vieja maquina de rayar, cangrejos. Aun conservo mucho de todo eso.

jueves, 23 de julio de 2020

Le vol de La Joconde, 1911-1913


Vincenzo Peruggia (1881-1925) était un peintre en bâtiment et vitrier italien, connu pour avoir volé La Joconde. Un lundi, jour de fermeture du musée, 21 août 1911, rentre dans le Louvre à sept heures du matin, vêtu de sa blouse de travail, avec son identification de travailleur chez Gobier, entreprise de maintenance des verres de protection des toiles italiennes du Salon Carré, dont la Mona Lisa. Il l'emporte sous un escalier pour la débarrasser de son cadre et de sa vitre, puis cache probablement l’œuvre sous ses habits et quitte le musée. Après avoir gardé l’œuvre deux ans dans sa chambre à Paris, Peruggia retourne avec elle en Italie. Il la garde dans son appartement à Florence. Il contacte le 10 décembre 1913 le propriétaire d'une galerie d'art de la ville. Bien que les témoignages soient contradictoires, il est clair que Peruggia s'attendait à une récompense pour avoir ramené la peinture à sa « patrie ». Le galeriste appelle le directeur de la galerie des Offices, qui authentifie l’œuvre et la police arrête Peruggia à son hôtel, qui est condamné à une peine de prison d'un an, réduite à sept mois. Image : photographie policière de Vicenzo Peruggia.

miércoles, 22 de julio de 2020

Convention de l'UNESCO de 1970


La Convention de l'UNESCO de 1970 sur les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transport illicites de la propriété de biens culturels est un traité international sous l'égide de l'UNESCO. Le traité, signé pour lutter contre le commerce illégal de biens culturels, est signé le 14 novembre 1970 et entre en vigueur le 24 avril 1972. Photographie : Le Concert (Het concert) est un tableau de Johannes Vermeer, peint entre 1663 et 1666. Il était exposé au musée Isabella Stewart Gardner de Boston (Massachusetts, USA), avant d'être volé le 18 mars 1990 (huile sur toile, 72,5 × 64,7 cm). Il n'a pas encore été retrouvé. C'est peut-être l'une des œuvres volées les plus chères, son estimation serait de 200 000 000 dollars. Il s'agit du vol le plus important de l'histoire de l'art. Ce jour-là, les voleurs ont emporté en tout 13 tableaux d'un valeur estimée à 500 millions de dollars.

lunes, 20 de julio de 2020

Abou Simbel, Nubie, Egypte

Histoire de la restauration architecturale : les temples d'Abou Simbel. Peu de vestiges du passé ont connu une résurrection aussi romanesque qu'Abou Simbel, depuis que Johann Burckhart, voyageur suisse découvrit les temples dans les sables, le 22 mars 1813. Construits vers 1260 av. J.-C., ces monuments sont classés patrimoine mondial par l'UNESCO en 1979. Ce chef-d'œuvre nubien a été démonté entièrement et reconstruit plus haut, au bord du lac, sur une colline artificielle à l'abri de la montée des eaux. Le chantier est commencé en mars 1964, les temples d'Abou Simbel furent inaugurés à nouveau en septembre 1968. L'image ci-dessous, dessin de l'architecte maître d'oeuvre, montre en coupe longitudinale le grand temple pendant les travaux. La flèche indique l'emplacement des colosses du grand portail, complètement recouverts de sable pendant des travaux de découpage de la colline et de réinstallation, fragment par fragment, dans le même site, mais à un niveau 60 mètres plus haut par rapport à son emplacement d'origine. Source : le courrier de l'UNESCO, novembre 1965.

Gare Paris Saint-Lazare


Paris pendant la Seconde Guerre Mondiale : la gare Paris Saint-Lazare, inscrit MH (1979, 1984). Paris, déclarée ville ouverte dès la débâcle, est occupée par la Wehrmacht le 14 juin 1940. Le gouvernement du maréchal Pétain installé à Vichy, Paris cesse d'être la capitale et devient le siège du commandement militaire allemand en France. Adolf Hitler visite Paris pour la première fois le 18 juin 1940. En 1944, les Alliés souhaitaient freiner le déplacement des troupes allemandes en bombardant les nœuds ferroviaires. Le bombardement du 21 avril 1944 détruisit en partie la halle 5A qu'elle a été construite en 1888 pour la exposition universelle de 1889. Celle halle-là fut reconstruite en 1949 sur une version plus courte et plus basse que la halle originelle pour laisser la place au bâtiment des Douanes. Les anciennes halles 5B et 5C sont également démolies. Les photographies de cette époque montrent que les tympans ont également été fortement endommagés. Le tympan Nord, visible depuis la place de l'Europe, présente aujourd'hui une composition symétrique altérée par la reconstruction de la nouvelle halle 5, plus réduite après son bombardement. Le tympan intermédiaire est aussi raccourci par rapport à l'état d'origine.

Saint-Laurent-hors-les-Murs, Rome


Aucune ville, aucune construction ancienne ne résiste aux armes modernes, que par conséquent toute conservation des monuments est conditionnée par le maintien de la paix dans le monde, donc, de la collaboration internationale. L'aviation américaine bombarde Rome pour la première fois, avec 500 bombardiers larguant 1 000 tonnes de bombes sur les infrastructures aériennes et ferroviaires de la capitale italienne. Le bombardement du 19 juillet 1943 fait de nombreuses victimes et de gros dégâts, détruisant entre autre la basilique paléochrétien et romane Saint-Laurent-hors-les-Murs (IVe siècle, voir la photographie après le bombardement). Le bombardement a un fort impact auprès de la population italienne avec 3 000 morts environ. La restauration de la basilique Saint-Laurent a duré jusqu'en 1948 : la façade a été reconstruite, mais les fresques des parties hautes de la façade sont perdues pour toujours.

La Convention de La Haye, 1954


Convention de La Haye (1954). La Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé est le premier traité international qui porte exclusivement sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé. C'est un traité international signé le 14 mai 1954 à La Haye et entré en vigueur le 7 août 1956, à l’initiative et sous l'égide de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). En septembre 2019, le traité avait été ratifié par 133 États. La Convention de la Haye a été adoptée à la suite des destructions massives de patrimoine occasionnées par la Seconde Guerre mondiale. Photographie : La statue du grand Bouddha (Dipankara) avant et après sa destruction en mars 2001.

Yuste, Caceres


Le monastère de Yuste est un couvent espagnol situé dans la province de Cáceres en Estrémadure. Il est célèbre pour avoir servi de résidence à l'empereur Charles Quint, de 1557 à sa mort en 1558. Le couvent fut saccagé en 1809, par les troupes françaises durant la Guerre d'indépendance, et les Hiéronymites en furent chassés. La confiscation des biens ecclésiastiques à la suite des lois de "desamortización de Mendizábal" précipitèrent encore l'abandon du monastère. Il fut alors acquis par un certain Tarrius, qui le vendit au marquis de Mirabel, après avoir envisagé de le céder à Napoléon III. Malgré les quelques travaux de reconstruction, le monument demeura dans un quasi état de ruines jusqu'en 1949. À cette date, la Direction des Beaux-arts, agissant au nom de l'État auquel avait été cédé l'ensemble par la maison de Mirabel en 1941, entama sa restauration complète. Une deuxième restauration, financée partialement par le Conseil de l'Europe, a été achevée en 2001

jueves, 16 de julio de 2020

Le Taj Mahal


Le Taj Mahal, tombeau construit au XVIIe siècle, es l’exemple le plus important de l’architecture indo-mongole. Il s’en est fallu de peu, pourtant, qu’il ne fût démoli en 1928. Cette année-là, une proposition d’inspiration gouvernementale visant à sa démolition fut adoptée et sa mise à exécution fut sérieusement envisagée pendant les sept années qui suivirent. Le Taj Mahal, qui avait échappé au zèle iconoclaste des bureaucrates, avait néanmoins souffert de leur incurie et, en 1942, le gouvernement de l’Inde érige un échafaudage pour anticiper les attaques aériennes de la Luftwaffe et plus tard des forces aériennes du Japon. Durant la guerre indo-pakistanaise de 1965 et 1971, des échafaudages sont encore érigés pour induire en erreur les pilotes. La sécurité est renforcée à la suite des attentats du 11 septembre 2001 et à la menace d'une guerre avec le Pakistan voisin. Des mesures préventives sont envisagées pour couvrir le monument avec une toile kaki afin d'éviter la réverbération du soleil qui le rend visible à 40 km à la ronde ce qui pouvait en faire une cible potentielle. Photographie, l’échafaudage protecteur en temps de guerre.

martes, 14 de julio de 2020

Basilica di Santa Chiara (Napoli)


La restauration des monuments en Italie après la Seconde Guerre Mondial. La Basilique de Sainte-Claire, la plus grande église napolitaine, construite entre 1310 et 1324 en gothique provençal, avait été transformée, au XVIIIe siècle, par un revêtement mural de stuc doré, complété par une fausse voûte décorée de peintures. Au cours de la guerre, le bombardement des Alliés du 4 août 1943 provoqua un incendie qui détruisait la toiture et dévastait l’intérieur de l’église, calcinant les fresques et une partie considérable des tombeaux et des statues. On a reconnu l’impossibilité de reconstituer l’intérieur baroque, puisque toute la décoration du XVIIIe siècle avait disparu. Il ne restait qu’une solution : reconstituer l’édifice du XIVe siècle, que le feu avait déjà partiellement mis à jour. L'ensemble a été restauré à partir d'octobre 1944 et les travaux furent terminés en 1953. La basilique se présente actuellement dans ses formes gothiques primitives. Elle comporte une façade au large pinacle dans laquelle est enchâssée une rosace ajourée, avec un porche s'ouvrant par trois portes. Sa nef unique et son chœur - 130 mètres de long et d'une hauteur de 40 mètres - sont sommés d'arcs en ogive.

La Cène, Andréas Solario


Histoire de la restauration. Le sujet d'aujourd'hui : la restauration de ce qui était auparavant mal restauré, quand les couches appliquées par de maladroits restaurateurs doivent être grattées à nouveau jusqu'à la peinture originale, travail qu'il met aussi à nu toutes les blessures. Cl. Penez / Paris-Match, vers 1964 / janvier 1965. Une restauration de la Cène du peintre Andréas Solario : l'une des plus célèbres peintures du monde est "la Cène" de Léonard de Vinci, fresque peinte sur le mur du réfectoire du Couvent de Sainte-Marie-des-Grâces à Milan. Un des élèves de Léonard, Andréas Solario, fit du chef-d'oeuvre une copie remarquable. On la voit ici, à l'Institut Royal du Patrimoine Artistique à Bruxelles, avec des spécialistes qui ont travaillé sur cette toile près de 5 ans (1959 - 1965, c'est dire l'ampleur de l'entreprise) pour la débarrasser d'innombrables retouches et de anciennes restaurations aussi malheureuses que bien intentionnées. Source : Le Courier de l'UNESCO, janvier 1965 "monuments en péril". En cas de doute : il vaut toujours mieux ne pas toucher.