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miércoles, 18 de febrero de 2026

Le bon architecte et le mauvais architecte.



En 1567, dans le Premier Tome de l’Architecture (Paris), Philibert de l’Orme publie deux planches devenues emblématiques : le bon architecte et le mauvais architecte. Plus qu’une allégorie morale, c’est une pédagogie visuelle. Le bon architecte est entouré de livres, d’instruments, d’un chantier en activité ; il dirige avec autorité sereine. Le mauvais improvise, néglige la technique, cède à l’apparence. De l’Orme ne juge pas seulement une pratique, mais une responsabilité intellectuelle.

Cette opposition ne naît pas avec lui. Si l’on parcourt les grands traités d’architecture, on découvre que presque tous ont éprouvé la nécessité de définir l’architecte par contraste, en fonction des risques propres à leur époque.

Au Ier siècle av. J.-C., Vitruve, dans le De Architectura, exige de l’architecte une formation encyclopédique. Le mauvais est implicite : celui qui construit sans penser ou pense sans connaître la matière.

En 1485, Leon Battista Alberti publie le De re aedificatoria. L’architecte se distingue du simple bâtisseur : le projet naît dans l’esprit. Agir sans théorie, c’est déjà faillir.

En 1570, à Venise, Andrea Palladio publie I quattro libri dell’architettura. Mesurer l’Antiquité, la dessiner, la publier : telle est sa méthode. Face au caprice, il oppose la discipline de la proportion. Le mauvais architecte est celui qui n’étudie pas, qui ne soumet pas son œuvre à une règle intelligible.

En 1683, à Paris, Claude Perrault publie l’Ordonnance des cinq espèces de colonnes selon la méthode des anciens. En distinguant beauté positive et beauté arbitraire, il déplace le débat : le mauvais architecte n’est plus seulement l’ignorant, mais le dogmatique qui confond coutume et loi naturelle.

À la fin du XVIIIe siècle (vers 1793–1799), Étienne-Louis Boullée rédige son Architecture, essai sur l’art. Pour lui, le mauvais architecte est celui qui manque d’idée, qui produit des édifices sans caractère ni intention expressive.

En 1849, à Londres, John Ruskin publie The Seven Lamps of Architecture. L’opposition devient éthique : le mauvais architecte est celui qui ment dans la matière, qui dissimule la structure, qui trahit le travail artisanal au profit de l’apparence.

Enfin, entre 1863 et 1872, Eugène Viollet-le-Duc fait paraître les Entretiens sur l’architecture. Le mauvais architecte est alors l’éclectique superficiel, celui qui copie des styles sans comprendre le système constructif qui les fonde. L’architecture est logique structurelle ; sans logique, elle n’est qu’un masque.

Aucun de ces auteurs ne partage la même esthétique, mais tous tracent une frontière. Chaque époque redéfinit le mauvais architecte selon ses périls : l’ignorant, le bâtisseur sans théorie, le dogmatique, le banal, le menteur, l’éclectique superficiel.

Les planches de 1567 demeurent actuelles parce qu’elles posent une question intemporelle : qu’est-ce qui distingue aujourd’hui l’architecte formé de l’improvisateur brillant ?

Luis Cercos, Paris, février 2026.

miércoles, 11 de febrero de 2026

Supertratados. Tratados. Contra-tratados. Anti-tratados.



Una tesis sobre los textos que gobiernan la arquitectura.
La arquitectura no se decide solo en los proyectos ni en las obras. Se decide antes, en los textos que la fundan, la organizan, la matizan o la restringen. Propongo una tipología en cuatro categorías para leer esa genealogía invisible.
(1) Supertratados:
Son las piezas básicas. Textos cuya influencia atraviesa siglos y modela mentalidades completas. No son simples manuales: constituyen marcos civilizatorios.
Uno de los primeros es el De architectura de Vitruvio. Con él nace la conciencia disciplinar occidental.
En la modernidad técnica, es el Bauentwurfslehre de Ernst Neufert. Su poder reside en la normalización: fija la medida cotidiana del siglo XX y convierte la estandarización en horizonte silencioso del proyecto.
Si Vitruvio funda la gramática, Neufert la mecaniza.
(2) Tratados:
Textos reconocidos como tales, sistemáticos y normativos. Ordenan el saber técnico dentro de una matriz ya inaugurada.
Entre la producción humanista, el más influyente fue el De re aedificatoria de Leon Battista Alberti. Alberti no repite a Vitruvio; lo traduce al Renacimiento y lo inserta en la ciudad, en la política y en la historia. Otorga a la arquitectura legitimidad intelectual y cultural. Los tratados consolidan y perfeccionan; no fundan desde cero.
(3) Contra-tratados:
Textos que no son manuales técnicos pero determinan qué significa construir y habitar. Introducen leyes superiores —religiosas, filosóficas o morales— que relativizan la autonomía de la técnica.
La Biblia ofrece el arquetipo del Templo y la advertencia de Babel.
Las Etimologías de Isidoro de Sevilla inscriben la arquitectura en una cosmología del lenguaje.
Los Essais de Michel de Montaigne desplazan la norma hacia la experiencia: no dictan proporciones; introducen el tiempo, la duda y el uso.
Las enciclopedias ilustradas reordenan el saber y, con él, el espacio.
El contra-tratado no niega la arquitectura. La des-centra.
(4) Anti-tratados:
Documentos que restringen más que iluminan: normativas convertidas en dogma, manifiestos que reducen la complejidad a consigna, textos que clausuran el debate bajo apariencia técnica o moral.
Si el supertratado funda, el tratado organiza, el contra-tratado problematiza y el anti-tratado clausura, entonces muchos debates contemporáneos no son sino fricciones entre estas cuatro familias de textos.
La arquitectura no es solo construcción. Es conflicto entre discursos que la preceden. Y quizá haya llegado el momento de empezar a nombrarlos.

Luis Cercos, París, febrero 2026.

martes, 10 de febrero de 2026

Orienter une église médiévale : le premier geste.




Dans l’architecture chrétienne médiévale, la première décision n’est pas constructive, mais cosmologique. Avant de creuser des fondations ou d’élever des murs, il fallait orienter le lieu de culte : inscrire l’église dans le mouvement du soleil et dans un ordre symbolique du monde.

Ce principe est formulé très tôt dans les Étymologies d’Isidore de Séville (v. 560), notamment au livre XV, consacré aux édifices et à la ville. Isidore rappelle que l’orientation des temples selon les points cardinaux n’est pas indifférente. L’Orient est le lieu de l’origine, de la lumière naissante, de la résurrection. L’autel se place du côté du lever du soleil et l’espace liturgique devient un parcours, de l’ombre vers la lumière. L’orientation n’est pas un ajout : c’est l’acte premier.

Ce fondement doctrinal trouve sa traduction pratique dans le savoir du chantier. Le carnet de Villard de Honnecourt, réalisé vers 1220–1235 et conservé à la Bibliothèque nationale de France, en donne un accès rare. Ce n’est pas un traité systématique, mais un cahier de maître d’œuvre : tracés géométriques, schémas, procédés. L’orientation n’y est presque jamais expliquée, parce qu’elle est présupposée. Les tracés d’églises et de cathédrales partent d’axes déjà fixés sur le terrain, à l’aide de piquets, de cordes et de l’observation du ciel. Le gnomon, simple tige verticale, suffit : l’ombre construit les directions, puis le dessin commence. Le silence de Villard dit l’essentiel : pour un maître d’œuvre du XIIIᵉ siècle, orienter une église était une évidence préalable.

C’est cette cohérence que Eugène Viollet-le-Duc (1814) a su lire et restituer avec une acuité singulière dans son Dictionnaire raisonné de l’architecture française (1854–1879). Loin d’un art instinctif, il décrit une architecture fondée sur l’observation, la géométrie et la nécessité, où chaque décision procède d’un principe.

À la lumière de ce cadre, on peut relire un passage des Piliers de la Terre (1989), de Ken Follett (1949). La scène où un maître d’œuvre attend l’aube pour tracer l’axe d’une église met en mots ce que les traités formulent peu et ce que les carnets ne dessinent qu’après coup : l’instant où l’architecture commence. La fiction n’est pas ici la source, mais l’écho. Dans le monde médiéval, orienter une église, c’était déjà la construire.

Luis Cercos, Paris, février 2026.

martes, 20 de enero de 2026

A propósito del descubrimiento de la Basílica de Fano, de Vitruvio



Cuando esta mañana mi esposa me ha comentado que las autoridades italianas han confirmado el descubrimiento de la Basílica de Fano, que Vitruvio cita como su gran obra he sentido una enorme emoción, porque el hallazgo de la basílica de Vitruvio rompe una frontera intelectual que llevaba dos mil años intacta.
Hasta hoy, 20 de enero de 2026, Marco Vitruvio Polión era casi un caso único en la historia de la arquitectura: un autor canónico sin obra verificable, un arquitecto cuya autoridad procedía exclusivamente de la escritura. Lo conocíamos por su tratado, por su pensamiento, por la influencia inmensa de De Architectura en la teoría, en la enseñanza, en la restauración de arquitecturas y en el conocimiento de técnicas y materiales. A partir de ahora podremos, por fin, leer ese texto a la luz de una obra construida, observar cómo edificó y no solo cómo escribió, medir la distancia —o la coherencia— entre la norma y el acto de construir.
Durante siglos, Vitruvio ha sido una presencia constante y silenciosa en la cultura arquitectónica occidental. Lo estudiaron los arquitectos clásicos, lo retomaron los tratadistas del Renacimiento, lo discutieron historiadores y restauradores. En esa cadena de transmisión del conocimiento aparecen figuras fundamentales como Sebastiano Serlio, cuya extraordinaria capacidad gráfica permitió que el lenguaje clásico se difundiera por toda Europa; Philibert de l’Orme, que convirtió el saber constructivo —la estereotomía, las cubiertas, la carpintería— en teoría arquitectónica consciente; y, en el ámbito hispánico, Diego de Sagredo, decisivo para traducir y adaptar la herencia vitruviana a los oficios y a la práctica real de los constructores. Ninguno de ellos fue solo un diseñador de formas: todos entendieron la arquitectura como un cuerpo de reglas transmisibles.
Más adelante, esa misma lógica reaparece en arquitectos cuyo peso histórico se mide menos por la notoriedad de sus edificios que por la profundidad de su influencia intelectual. Jean-Nicolas-Louis Durand estructuró la enseñanza moderna mediante tipos, módulos y grillas; Auguste Choisy transformó la historia de la arquitectura al leerla desde la técnica y la construcción; Gottfried Semper situó los materiales y los oficios en el centro del pensamiento arquitectónico.
En el siglo XX, ese papel lo encarna de forma ejemplar Ernst Neufert. Su tratado, Arte de proyectar en arquitectura, sigue siendo hoy una herramienta cotidiana para miles de arquitectos en todo el mundo. Dimensiones, cotas, recorridos, aforos, ergonomías. Como Vitruvio, Neufert no transmitió un estilo, sino un sistema; no una forma, sino una base común que hace posible la arquitectura.
Todos ellos comparten una misma idea esencial: la arquitectura no se perpetúa solo a través de obras singulares, sino mediante normas, reglas y saberes técnicos que permiten que el conocimiento circule, se adapte y sobreviva al tiempo. A partir de hoy, Vitruvio deja de ser únicamente una voz del pasado y se incorpora plenamente a esa genealogía de arquitectos que construyen tanto con la mano como con la palabra. Dos mil años después, su obra vuelve a enseñarnos que escribir arquitectura y construirla nunca han sido cosas separadas.
Luis Cercós, París, 20 de enero de 2026

martes, 26 de noviembre de 2019

Vitruve, ed. française de 1673










Probablement la plus belle édition du Vitruve que je connaisse : Les dix livres d'architecture de Vitruve, corrigez et traduits nouvellement en François, avec des notes et des figures. A Paris, chez Jean Baptiste Coignard, avec privilege du roi, M DC LXXIII.

martes, 30 de julio de 2013

Giorgio Vasari (1511-1574)


Tal día como hoy, el 30 de julio de 1511, nació en Arezzo (Italia) el arquitecto, pintor y escritor Giorigio Vasari. En cierto modo, al igual que le ocurrió a Vitruvio (siglo I a.C.) es más conocido por su obra escrita, Le vite de' più eccellenti pittori, scultori ed architettori (vida de los mejores arquitectos, pintores y escultores italianos), que por su obra como arquitecto.

No obstante, Vasari fue notable arquitecto, contemporáneo de Miguel Ángel, a quién profesó admiración durante toda su vida y autor del proyecto original (1560) de la Galleria degli Uffici. También autor de una obra interesante que se ejecutó en un tiempo record para la época -solo 5 meses (1565)-, el denominado "corredor vasariano", que conecta en Florencia el Palacio Vecchio con el Palacio Pitti, a través de la Galería de los Oficios y el Ponte Vecchio.

Su tratado sobre vida y obra de los artistas italianos (con gran preferencia sobre los florentinos) acuñó por primera vez en letra impresa el término "renacimiento" (rinascita) y es considerado uno de los libros más consultados sobre la historia del arte. Un clásico imprescindible.

Luis Cercós
Santiago, Chile